L’art culinaire à l’allemande ? Non merci !

Dans le supermarché chic « La Grande Épicerie du Bon Marché » à Paris, les produits allemands sont rares et bien cachés.

Grande Epicerie
« La Grande Épicerie » à Paris: Le tour du monde avec son caddie (Anita Westrup)

La température baisse et les journées se raccourcissent, mais au n°38 rue de Sèvres, « La Grande Épicerie » invite à faire un parcours gourmand au chaud. Sous la verrière, une vaste sélection de produits de qualité et raffinés se présente aux touristes de passage et à la clientèle aisée des 6e et 7e arrondissements. À l’entrée du supermarché, les présentoirs en bois clair accueillent des produits des quatre coins du monde. Le voyage culinaire traverse l’Asie, l’Amérique et l’Europe. Des grains de wasabi au sésame du Japon au thé noir anglais, la liste de course prend une dimension internationale. Par contre, pour les fans du pain noir, des cornichons Spreewald ou de la saucisse blanche, le panier de course reste vide. Sur les 696 m2 de rayons alimentaires, il n’y a pas de présentoirs dévolus à ces produits.

Grande Epicerie
Les traditions allemandes de Noël s’exportent bien. (Anita Westrup)

L’adjoint de rayon Yonn Ségal de « La Grande Épicerie » explique : « L’Allemagne, c’est juste un rayon éphémère. À quelques semaines de Noël par exemple, nous avons une forte demande de biscuits sucrés allemands. » Des étoiles à la cannelle, des cœurs de pain d’épices et de petites boules de massepain trouvent alors une petite place dans l’étagère dédiée normalement à l’« Italie ».

À la recherche du feeling « Biergarten »

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Une « bièrothèque » avec plus de 100 sortes de bières où l’Allemagne a ses ambassadeurs à l’année. (Anita Westrup)

Du côté de la brasserie, au fond du supermarché, les règles du jeu changent légèrement. Une dizaine de bières allemandes côtoient les bière-bestsellers du monde entier. Selon Yonn Ségal, les bières blanches marchent le mieux. 2,50 euros la Paulaner, 3,75 euros la Franziskaner, l’importation se fait sentir dans le portefeuille mais le feeling « Biergarten » vaut le coup. Becks, Gaffel Kölsch, Fürstenberger, Spaten hell, du Nord au Sud de l’Allemagne, la soif est étanchée. La Bitburger est même disponible en bouteilles et en cannettes. Dans le sous-sol, le degré d’alcool monte. Juste à côté du rayon pour homme, plus de 3000 sortes de vins et spiritueux s’offrent aux yeux du client. Deux vins viennent du domaine viticole « Lergenmüller », situé en Rhénanie-Palatinat et une liqueur de plantes médicinales secrètes, le « Jägermeister », est importé depuis Wolfenbüttel. Entouré par une liqueur à la myrtille et un Fernet Branca, le « Jägermeister » est devenu un pilier de bar en France. De nombreuses publicités pour ce digestif amer tapissent d’ailleurs les arrêts de bus parisiens en ce moment. Mais ce succès reste l’exception. Concernant le peu de spécialités culinaires allemandes dans ses rayons, Yonn Ségal s’exprime avec un grand sourire aux lèvres : « On ne peut pas gagner partout. »

Anita Westrup

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