Les intermittents du spectacle

Alors qu’en France les intermittents du spectacle sont assez belliqueux, outre-Rhin ils se font discret. La situation de ces professionnels est très différente entre ces deux pays.

Manif du 1er Mai

En France, tout d’abord, il existe le statut d’intermittent du spectacle. Celui-ci est conféré aux artistes qui ont des missions ponctuelles : ils vivent dans une situation précaire, puisqu’à la fin de leur mission, ils se retrouvent souvent au chômage, cherchant un nouveau contrat de travail. Ils ont cependant droit aux « allocations d’aide au retour à l’emploi » (ARE), si au cours des 10 mois et demi précédant leur dernière fin de contrat, ils ont travaillé  507 heures. Les allocations s’élèvent alors à une somme entre 57% et 75% du dernier salaire ; elles sont versées pendant une durée maximale de 243 jours. En France, même si la situation demeure difficile, il existe la possibilité pour les intermittents du spectacle d’être rémunérés en période creuse.

Cette allocation a cependant failli être supprimée par un projet de renégociation du statut d’intermittent du spectacle, lorsqu’Aurélie Filipetti a annoncé un remaniement en juin dernier.  Suite à cela, de nombreuses manifestations ont suivi, l’été dernier. Ainsi, en novembre, plusieurs réunions ont eu lieu en présence d’experts indépendants, afin d’améliorer les droits à la formation des intermittents.

Des célébrités françaises ont pris la parole en soutien aux intermittents du spectacle :

Par ailleurs, en Allemagne, les Freiberufler (équivalent allemand des intermittents du spectacle) vivent dans une situation tout aussi précaire qu’en France. Néanmoins, grande différence avec la France, lorsqu’ils sont en période de chômage, l’État ne les soutient pas. Ils survivent grâce à des petits boulots sporadiques, qu’ils sont obligés d’abandonner lorsqu’ils sont embauchés pour un nouvel emploi à durée limitée. La plupart du temps, les Freiberufler effectuent ses petits boulots en hiver, qui parfois n’ont aucun rapport avec leur profession d’artiste. À cela, il ne faut pas oublier que la cotisation sociale en Allemagne est très chère.

Parmi les quelques initiatives de protestation en vue d’améliorer la situation des intermittents du spectacle, le syndicat allemand Connexx.av a tourné des clips. Sa devise: « Wir sind mehr wert » (« nous valons plus »):

Selin Verger

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