À Bruxelles, les phallus de la discorde


Stupeur dans la capitale belge après la découverte de deux gigantesques fresques représentant un organe masculin. Indécent pour certains, génie artistique pour d’autres, ces œuvres divisent les Bruxellois.

Bruxelles était déjà connue pour son Manneken Pis, du nom de cette statue représentant un petit bonhomme urinant en continu avec un air malicieux. Ce lundi, les habitants se sont réveillés avec un agrandissement démesuré des attributs de leur meilleur représentant, comme l’indique le Soir, quotidien belge de référence en français.

Cette fresque murale représentant un phallus, est située dans le quartier de la Barrière de Saint-Gilles. Problème, en face de l’objet du crime se trouve une école catholique. De quoi choquer de nombreux habitants. Une autre, dans le centre-ville, dépeint un acte de pénétration. Là encore, les réactions ont été mitigées, toujours selon le Soir, au point que les autorités locales ne savent pas encore comment réagir.

Sur Internet, les rumeurs concernant leur auteur sont allés bon train. On a un temps soupçonné le street-artist Bonom, qui avait commis il y a quelques années une fresque du même ton, représentant une femme en train de se masturber. Interrogé par la RTBF, la radio-télévision belge francophone, celui-ci a nié toute implication et demande à ce que son nom ne soit pas impliqué dans ce dossier.

Alors, « de l’art ou du cochon » ? C’est la question que pose la Libre Belgique, l’autre quotidien francophone de référence, dans ses pages débats. Là où certains y voient un graffiti dégoûtant, à l’image d’un représentant du parti chrétien-démocrate francophone, d’autres, une doctorante en Histoire de l’art, également interrogée le journal, préfère tempérer en rappelant que l’on ne connaît encore ni l’auteur de la fresque, ni son intention.

Les interprétations sont donc multiples. Dans son édition en ligne, le Soir conclut que ce graffiti a le mérite de briser un tabou, tandis qu’un politicien du parti écologiste francophone confie à la Libre Belgique qu’elle n’est ni insultante, ni raciste, ni agressive. Le seul reproche que l’on pourrait lui adresser concerne l’absence d’autorisation pour sa réalisation. Mais comme l’ajoute cet homme politique, membre de la majorité au conseil communal : « il faut faire preuve de tolérance et autoriser certaines expressions hors cadre ».

Depuis, le site culturel Brussels Life a établi une carte des fresques polémiques de la région bruxelloise. Une manière originale de pimenter vos promenades la prochaine fois que vous vous rendrez dans la capitale belge. 

Advertisements

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s