La compagnie de Pina Bausch fait son retour à Paris

CC-BY-NC-SA : federiconovarosomeday

Cette année la compagnie revient avec trois pièces dans la capitale française au théâtre du Châtelet et au théâtre de la Ville : Viktor, Agua et Auf dem Gebirge hat man ein Geschrei gehört. Une saison qui s’annonce haute en couleurs !

Depuis la disparition brutale de la magicienne en juin 2009 au cours de la réalisation du film Pina de Wim Wenders, la compagnie de Wuppertal perdure malgré les difficultés présentes. Des tensions ont en effet eu lieu au sein de la compagnie pour savoir qui reprendrait le flambeau. Après la nomination de fidèles danseurs tels que Dominique Mercy et Lutz Förster, c’est finalement Adolphe Binder, l’ancienne gestionnaire culturelle et administratrice de la danse et directrice artistique de la Danskompani à Göteborg qui se trouvera à la tête de la compagnie en mai 2017 : « Adolphe Binder, qui a dirigé diverses institutions de danse contemporaine, dont le Théâtre de Goteborg en Suède, mais n’a jamais dansé chez Pina Bausch. Après la démission de Dominique Mercy et de Lutz Förster, c’était le moyen de couper court aux querelles entre les danseurs, réfutant la légitimité de tel ou tel d’entre eux à prendre leur tête. » témoigne Le Figaro.

Un nouveau départ a donc sonné pour la compagnie : celui de rendre hommage à Pina en reprenant ses pièces et de transmettre la magie, émanant de ces œuvres, de ses danseurs.

Actuellement au théâtre du Châtelet, Viktor est de retour et il fait fureur. Créée à Rome en 1986, cette pièce symbolisait la grande affection de Pina Bausch portée à l’Italie, pour ses chansons du Sud, des années 30, mêlant le pathétique et la fantaisie.

Au mois de mai, la compagnie vous propose de vous immerger dans la culture brésilienne puisqu’elle présentera Agua au théâtre des Abbesses.

Axelibre raconte son aventure au cœur de la jungle amazonienne : 
« On y retrouve des corps confrontés à la vie et notre pièce se terminera ainsi sur une scène collective qui mènera l’eau (élément à l’origine de la vie) sur scène. »

Créée au Brésil, Pina Bausch nous emporte dans la houle de la mer à travers les sons rythmiques de la samba et du paysage coloré du Brésil. La chorégraphe utilise ici le thème de l’eau, d’une autre manière que dans sa pièce Vollmond et qui surgit seulement à la fin de la pièce. L’eau, le feu, la terre, le sable, la pierre sont des éléments chers à Pina Bausch : ils permettent à la fois de créer des obstacles aux danseurs et d’autre part, de rendre ses œuvres plus poignantes, plus réelles.

En voici un aperçu :

Enfin, l’année dernière, au théâtre du Châtelet, la compagnie avait repris la pièce Auf dem Gebirge hat man ein Geschrei gehört. Élaborée en 1984, Pina Bausch avait utilisé le thème central de ses chorégraphies, celui des rapports entre hommes et femmes, entre soumission et domination, entre passions et déchirures amoureuses. Télérama s’était néanmoins avoué peu convaincu par cette pièce et s’était laissé plus tenter par Viktor : « Dans Viktor, […] cette vitalité est d’autant plus éclatante qu’il s’agit là d’une belle œuvre. Plus forte qu’Auf dem Gebirge hat man ein Geschrei gehört, créée deux ans avant, et qui, revue en mai dernier dans la même salle, nous avait lassée… »

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