Sur la difficulté d’être journaliste d’investigation au Maroc en 2016

Octobre 2016 - Hicham Mansouri et Abdessamad Ait Aicha (Samad Iach)
Abdessamad Ait Aicha et Hicham Mansouri le 26 octobre à Paris // CC by Berlin sur Seine

Le Master professionnel de journalisme franco-allemand a accueilli Hicham Mansouri et Abdessamad Ait Aicha (Samad Iach), deux journalistes venus témoigner de leurs conditions de travail compliquées alors que le régime marocain accentue la pression contre la liberté d’expression.

Pour beaucoup d’entre nous, la date de cette conférence était sans importance. Mais pour Hicham Mansouri et Samad Iach journalistes engagés pour la liberté d’expression au Maroc, ce 26 octobre a une résonance particulière. Ils devaient comparaître devant le tribunal de Rabat en compagnie de cinq autres journalistes et défenseurs des droits humains à cause de leurs travaux.

La répression du gouvernement marocain envers les journalistes s’étant de nouveau accentuée, ceux-ci utilisent un certain nombre d’outils afin de protéger leurs sources et leurs travaux. Des sites comme Pipl et Spokeo leur permettent de s’informer sur la visibilité en ligne d’une personne (adresse email, réseaux sociaux). Même si Facebook est le réseau social le plus utilisé au Maroc, un journaliste sur deux utilise Twitter. Keepr permet de rechercher rapidement les sujets les plus twittés alors que Follower Wonk permet d’en savoir davantage sur ses abonnés en analysant leurs activités en ligne. Pour sourcer une photo, les deux journalistes utilisent le site Fotoforencsics.

Tous les outils suscités sont disponibles sur l’Internet visible. Nos invités ont en effet indiqué rechigner à travailler sur le Dark Net, pour lequel ils précisent toutefois avoir reçu une formation d’usage, en raison de la proximité avec des activités strictement illégales, qui pourraient leur porter davantage préjudice.

Avec ces témoignages on voit toute l’importance qu’ont prit les réseaux sociaux depuis « le printemps marocain » en 2011 en permettant une plus grande diffusion de l’information. Cependant la multiplication des informations avec internet nécessite un travail supplémentaire pour le journaliste qu’il soit marocain ou d’ailleurs pour les confirmer. Pour en savoir davantage sur l’utilisation d’internet par les journalistes et ses limites, cliquez ici.

Hermann Michel en collaboration avec Julien Duez

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