Erwan Weymeersch : jeune et écolo

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Photographe : Hela Ammar

Engagé auprès des jeunes écolos d’Ile de France, Erwan Weymeersch parle de politique et d’écologie juste avant de connaître les résultats de la primaire du parti Europe Ecologie Les Verts.

L’écologie et la culture animent Erwan Weymeersch. Co-coordinateur des jeunesses écolos en Ile de France depuis juin, il travaille parallèlement dans une boite de production audiovisuelle tout en suivant ses cours de master de cinéma à l’université Panthéon-Sorbonne à Paris : un emploi du temps bien rempli. Réservé mais pas timide le jeune homme de 22 ans s’exprime avec aisance et s’enthousiasme dès qu’il parle d’écologie.

Le garçon brun armé de deux sacoches l’une pour l’ordinateur et l’autre pour son appareil photo est en terrain connu à Saint Ouen. Il y habite et s’occupe d’un petit jardin avec d’autres engagés de son mouvement. Il s’est mis au jardinage. « Je n’ai jamais eu la main verte mais toujours une passion pour la nature et les petites bêtes » raconte-t-il tout en observant le petit chantier dont il sera question plus loin dans l’article.

L’actualité des écologistes est agitée. Lundi 7 novembre, ils connaîtront le nom de celui ou celle qui représentera le parti d’Europe Ecologie Les Verts lors des présidentielles de 2017 entre Yannick Jadot et Michèle Rivas. « Une grosse surprise » s’étonne encore Erwan Weymeersch que l’ancienne ministre du logement sous le gouvernement Ayrault, Cécile Duflot, n’ait pas vu son nom sortir au deuxième tour de cette primaire. Les deux autres candidats ne lui déplaisent pas non plus, il a une préférence pour l’un des deux candidats mais ne souhaite pas la révéler. « Je ne souhaite pas faire d’analyse partisane » explique-t-il. Le jeune homme et les membres écologistes sont actuellement dans les cartons du siège des jeunes écolos et d’EELV à Stalingrad. Le 19 novembre dans l’après-midi est organisée une brocante militante et une dépendaison de crémaillère des lieux.

Erwan Weymeersch décide de s’engager en politique dès la Terminale. « Tout est parti d’un paradoxe. C’est un ami engagé dans un mouvement à droite qui m’a fait prendre conscience que je ne faisais rien et m’a donné envie d’être plus actif. J’ai toujours été orienté plutôt à gauche. C’est sans doute lié au fait que je suis un fils de profs » explique-t-il. Un engagement qui semble aller de soi pour Erwan Weymeersch. Etonnant, à un moment où de plus en plus de jeunes ne se sentent plus représentés et n’ont plus envie d’aller voter. Lui ne pense pas que les jeunes sont moins impliqués politiquement. « Les jeunes s’y intéressent différemment. Ils vont moins s’engager en politique et être plus présents dans les associations. À mon avis le changement de demain se fera au travers des associations et de la société civile. La jeunesse est un sujet peu évoqué par les politiques. On peut comprendre qu’ils ne se sentent pas représentés » commente-t-il. Les actions de la société civile influencent la politique et non l’inverse. C’est ce qu’Erwan a envie de croire.  Pour lui, les jeunes écolos se situent dans cet état d’esprit pour illustrer cela le jeune homme rappelle le motto du mouvement : « Un pied dans la politique et un pied dans l’associatif ». Ils réalisent aussi des actions concrètes. Sept bénévoles s’occupent d’un jardin partagé dans le Nord de Paris à Saint Ouen dans un espace où la mairie souhaite construire des logements « alors que Saint Ouen manque cruellement d’espace vert » s’indigne Erwan Weymeersch. Il s’amuse même à parler de « mini-ZAD ».

Le 7 novembre c’est aussi la date à laquelle commence la 22e Conférence des Parties, réunion internationale sur la question du climat et plus connue sous le nom de COP22 à Marrakech. L’occasion de revenir sur le traité parisien de la COP21 signé l’an dernier à Paris et entré en vigueur début Novembre. À l’instar des membres du gouvernement, Erwan Weymeersch voit cela comme une réussite. Il rappelle que ce traité est signé avec beaucoup de pays, dont certains ne voient pas l’écologie comme une priorité. Juste avant la conférence sur le climat se déroule la 12e édition de la COY (Conférence of Youth), c’est à dire la COP des jeunes. Une nouvelle manière de mettre à part les jeunes des décisions politiques ? Erwan Weymeersch n’est pas de cet avis : « C’est bien de travailler ensemble avec des représentants politiques mais c’est aussi bien qu’une même génération se retrouve ensemble ça permet de parler plus librement. On se sent plus d’égal à égal face à une personne de notre âge qu’avec une personne plus âgée ».

Anna Péan

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