Les Jeux Olympiques sources de méfiance, d’engouement et de symbolique

La capitale française s’apprête à accueillir les Olympiades de 2024. A l’instar de Londres et de Los Angeles, Paris est parmi les trois villes ayant été choisies plusieurs fois. Une désignation qui est un fardeau pour certains, un honneur pour d’autres.

Le palais Bourbon à Paris, décoré en 2005 pour soutenir candidature de la capitale à l’organisation des jeux Olympiques en 2012. CC BY SA Sebjarod

C’est effectivement la troisième nomination de Paris comme ville-hôte des épreuves olympiques. Seulement, la réjouissance n’est pas de mise pour tous, certains comme les élus du groupe écologiste et de la France Insoumise dénoncent un projet « ruineux ».  Un collectif « NON au JO de Paris en 2024 » a été créé après que la maire de Paris, Anne Hidalgo, ait refusé de procéder à une consultation populaire. Cette association craint « un nouveau Brésil 2016 » , entendant par là un Etat ruiné par la construction d’infrastructures aussitôt abandonnées. L’opposition aux Jeux a été aussi peu entendue que dérisoire — seules 108 470 signatures ont été recueillies lors d’une pétition visant à empêcher Paris d’accueillir les compétitions.

Les Jeux, une opportunité pour la capitale et les villes environnantes 

Si accueillir en son sein les Jeux Olympiques est pour la ville synonyme de coûts, la perspective est cependant plus enthousiasmante pour la majorité des citoyens. Marc-Antoine Jamet, maire de Val-de-Reuil (Normandie) par exemple entend bien profiter de la proximité avec la capitale, à moins d’une heure de transport, pour offrir la possibilité aux athlètes de s’entraîner dans le stade normand Jesse Owens. L’élu estime que les Jeux seront un accélérateur de développement pour son fief. De façon plus générale, Paris a plus d’une corde à son arc ; près de 80% des installations sportives nécessaires à la compétition olympique sont déjà construites. Les vastes stades et terrains tels que Roland Garros, Paris-Bercy ou le Parc des Princes sont ainsi d’ores et déjà prêts à être foulés par les athlètes. La facture ne s’élèverait qu’à 6 milliards d’euros, un bilan avantageux en comparaison avec celle de 11 milliards d’euros de Londres en 2012.

Les Olympiades, vecteur d’interactions sociales selon la championne Alyssa Anderson

Selon l’athlète américaine, médaille d’or de natation à Londres en 2012,  « accueillir les Jeux Olympiques peut transformer une ville. Cela peut être le catalyseur de nombreux changements dans les domaines sociaux, économiques, infrastructurels. » Tout se joue pour la jeune femme de 27 ans dans l’intelligence et la réflexion préalables à la construction de nouveaux équipements : « la durabilité est la clé qui détermine si on laisse un héritage durable à la ville en question».  Au-delà des considérations matérielles et des difficultés organisationnelles, l’athlète américaine Alyssa Anderson s’est exprimée sur la portée symbolique, proche d’un « rassemblement mystique », que les jeux pouvaient provoquer sur la scène internationale. Pour la nageuse, les Jeux sont « une vitrine, qui montre que se rassembler pour un même but, un même objet est synonyme de grandeur ». Les Olympiades sont vecteurs « de respect, de solidarité et d’amitié dans un époque où, plus que jamais, nous avons besoin d’unir le monde entier ».


Alyssa Anderson, médaille d’or des Jeux Olympiques de Londres en natation. CC BY SA Alyssa Anderson

L’étoile filante de la nage libre

Début octobre 2017, Alyssa Anderson a donné son point de vue de championne olympique à Clémence Millet-Carayol. Elle a notamment exprimé ses impressions quant à l’effet des Jeux Olympiques sur la ville les accueillant. L’athlète, née à Santa Clara (Californie) le 30 septembre 1990, est une championne américaine de natation, spécialisée dans le 4×200 mètres en nage libre. La jeune femme a commencé à apprendre la discipline nautique à l’âge de six ans, et s’est lancée dans la compétition de haut niveau à l’âge de 13 ans. Elle a décroché la médaille d’or lors des Jeux Olympiques de Londres en 2012 : « en tant que sportive, cela a bouleversé ma vie et ouvert des portes dont je ne soupçonnais même pas l’existence ». Les Jeux de Londres lui laissent un souvenir impérissable ; elle les qualifie volontiers de « meilleure expérience de sa vie à ce jour ». Son trophée d’or est pour elle « le rappel tangible des souvenirs créées à Londres avec mes coéquipiers ». L’ondine entend bien « encourager les athlètes à Paris en 2024 depuis les bancs des arènes ».

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